Prise en compte de la souffrance au travail : un enjeu sociétal et individuel

En ce jour de fête du travail, parce que pour certains le travail n’est pas une fête…

Certes le mot « travail » ne vient pas, contrairement à une sorte de légende, de « tripalium », un instrument de torture chez les Romains. Mais pourtant on souffre beaucoup, beaucoup trop, au travail au 21ème siècle.

Depuis les postes de travail inadaptés, les gestes répétitifs jusqu’au harcèlement puni par la loi en passant par les « petites incivilités » et autres remarques déplacées de la hiérarchie ou des collègues, les procédures sans cesse changées, la déshumanisation des métiers, la négation des savoirs faire, les sources de souffrances au travail sont innombrables. Et si les TMS ( trouble musculo-squelettiques) sont de mieux en mieux identifiés, pris en charge et corrigés à la source , il en va tout autrement de la souffrance au travail dans le secteur tertiaire, celui des bureaux.

Là pas de travail physique donc dans l’esprit pas de souffrance lié au travail. Et pourtant !

Qui n’a jamais souffert d’un open-space bruyant, de charge de travail sans cesse accrue, de manque de personnel, de procédures directement descendues « du siège » et sans lien avec la réalité « du terrain ». Qui n’a jamais entendue parlé d’une collègue ayant à subir des réflexions déplaces, sexistes ou dévalorisantes ? Qui n’a jamais pesté contre un petit chef faisant démarrer les réunions à 18h00 pour le simple plaisir de stresser ses collaborateurs. Qui n’a jamais vu le changement de comportement d’un supérieur hiérarchique lui même soumis à la pression et devenant « invivable ».

La liste pourrait encore s’allonger, presque indéfiniment tant les relations sociales et les enjeux sont complexes au sein des entreprises.

Le rôle du coach dans ces situations n’est ni celui du médecin du travail, ni celui du CHSCT, ni de la DRH. Le coach intervient pour aider son client à trouver de la sérénité pour mieux vivre la situation ou parfois trouver les ressources pour changer de poste ou de site. L’important pour le coach est de ne jamais perdre de vue que le coaché a besoin de son travail et qu’il ne peut que très rarement le quitter pour se protéger.

L’important pour le ou la salariée, c’est de prendre conscience qu’il faut agir et réagir le plus tôt possible, avant que le mal-être ne se transforme en situation au combien plus dramatique.

Laisser un commentaire