La nursery des possibles…

Ceux qui me connaissent savent que la mise en intelligence collective est au centre de ma conduite de coach, de consultant et de manager. Aussi quand j’ai lu l’interview de Frédéric Taquet, le DRH de HappyChic (le leader du pap masculin avec 612 points de vente aux enseignes Jules, Brice et Bizzbee ) sur le site de Relief -RH, je n’ai pas résisté à l’envie d’en faire partager des extraits. Un grand merci à Gery Leblond, le patron du cabinet sus-cité pour cet interview.

Confiance, lâcher prise et co-élaboration se rejoignent pour permettre l’émergence de la Nursery des Possibles. A la fois concept, outil et structure, la Nursery des Possibles est le reflet de la force de l’intelligence collective, tant dans le chemin qui a conduit à sa création que dans son fonctionnement.

Lisez l’interview de Frédéric Taquet, vous serez encore plus convaincu de la force de la mise en intelligence collective, tant pour l’entreprise que pour ses collaborateurs.

Le texte ci-dessous reprend l’interview en provenance de Relief RH .

Un contexte de forte mutation

Un certain nombre de mutations ont été vécues dernièrement au sein de notre entreprise :

  • regroupement des 3 marques Jules, Brice et Bizzbee sous la bannière Happychic,
  • construction d’un nouveau siège,
  • une nouvelle organisation,
  • de nouveaux collaborateurs,
  • une convergence des systèmes d’information,
  • une harmonisation sociale,
  • et autres mutations…

Du déséquilibre naît l’opportunité de mobiliser

L’ensemble de ces éléments a créé un fort déséquilibre, tant dans les process que dans les équipes. Nous avons voulu faire de ce déséquilibre une opportunité pour tenter de créer de nouvelles conditions de travail propices au partage et à l’innovation, favorisant ainsi la conduite du changement nécessaire pour retrouver notre cap et le tenir.

 

Nous souhaitions que nos managers mènent cette conduite du changement, c’est pourquoi nous avons confié à un de nos Responsables Formation, en charge de leur formation et leur accompagnement,  la mission de réfléchir à la posture managériale chez Happychic ; posture qui nous permettrait d’accompagner au mieux l’ensemble de nos collaborateurs dans ces périodes agitées tant en interne qu’en externe. Il avait carte blanche.

Créer les conditions de la co-élaboration

Ce Responsable Formation a choisi de réfléchir à notre organisation en s’appuyant sur le modèle du « faire ensemble ou accomplir avec ». Dans ce modèle, les collaborateurs sont avant tout des acteurs qui interagissent pour co-élaborer le sens, les valeurs, principes, méthodes, solutions qui régissent le fonctionnement et le devenir de l’organisation dans laquelle ils sont et se sentent investis. C’est parce qu’ils sont parties prenantes de l’élaboration du résultat que la question traditionnelle  « comment motiver ses collaborateurs » n’a plus de sens. Le sens et la motivation sont trouvés dans la co-construction du chemin. Continuer la lecture

Centre de Gravité Professionnel

Longtemps j’ai hésité face aux tests projectifs et à leur utilisation dans le monde du travail. Réduire l’individu à un profil type me paraissait peu pertinent.

Parallèlement, à force d’assister à des réunions, à des comités de direction je n’ai pu que constater leur faible productivité. Et je me suis interrogé sur les raisons  des difficultés de communication, de compréhension et la somme des malentendus qui sont souvent sources de conflits latents ou patents.

De plus étais-je perplexe face à certains collaborateurs que je sentais à la fois « pas à leur place » et pourtant pleins  d’un potentiel sans doute inexploité.

Enfin, la théorie XY de Mac Gregor et ce qu’elle renvoie sur la subsidiarité, les transferts de pouvoir et la motivation endogène est un des éléments fondateurs de ma pratique managériale. Parce que je suis intimement convaincu que toute personne porte en elle un élan, une envie, une énergie naturelle pour agir et apporter sa contribution à un projet qui l’anime. Et que cet élan est aussi une forme d’intelligence.

De quatre formes d’intelligence en fait :

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Sérendipité…l’art de trouver ce qu’on ne cherchait pas en ne trouvant pas ce qu’on cherchait…

LA sérendipitéVenue d’un conte publié au 16 ème , mise en avant par un auteur anglais au 18 ème, source d’inspiration de Voltaire dans Zadig, la « serendipity » est arrivée il y a peu dans nos entreprises après une première tentative passée inaperçue à la fin des années 50 .

Royaume au départ, elle est devenue un outil clé de l’élaboration des stratégies d’entreprise.
En favorisant la mise en concurrence des paradigmes, en facilitant l’éclairage des points aveugles, elle permet de regarder les problèmes en changeant de lunettes, elle modifie le cadre de référence et crée donc les conditions de la survenue de solutions réellement novatrices. La sérendipité ne se décrète pas, elle n’émerge que lorsque l’habitude, le « on a toujours fait comme ça », le   « oui mais dans notre métier c’est pas pareil  » et autres bonnes raisons de préférer un rassurant statu quo ont été, si ce n’est jetés aux orties, du moins écartés pour quelque temps. Alors seulement les yeux s’ouvrent et permettent, en humant l’air purifié des idées reçues et préconçues, de trouver (parfois) la perle rare, l’idée forte et inattendue, la rupture, l’avantage concurrentiel.

Pour finir sur un sourire, en citant un chercheur néerlandais dont j’ai oublié le nom : « la sérendipité,  c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin et en sortir avec la fille du fermier. »

Pourquoi donc …

Parce que quelques ( nombreuses) années dans l’Entreprise ne peuvent pas laisser indifférent tout à la fois sur son rôle sociétal et sur l’impact qu’Elle a sur les femmes et les hommes qui y travaillent ou voudraient y travailler… Mais aussi parce que quelques (nombreuses) années passées sur cette planète ne peuvent laisser de marbre… Mais aussi parce que lorsqu’on a des enfants, des nièces, des neveux, on ne peut se contenter de vouloir leur laisser quelques milliers d’hectares de cultures bio…et que demain, quelque soit le modèle économique, elles et ils se confronteront à des organisations, qu’elles soient marchandes ou non… Mais aussi parce que j’ai constaté puis expérimenté que les positions basses, y compris dans une relation managériale donnent souvent des résultats plus que positifs tant pour l’organisation que pour les individus qui la composent.. Enfin bref, parce que nous sommes toutes et tous un pied dans le travail, un pied dans la famille, un pied dans le passé, un pied dans le futur, un pied dans le présent et que l’Entreprise, en tant qu’organisation devrait toujours être un lieu d’épanouissement ou au moins de neutralité psychique.